Openlab PSA : un partenariat qui alimente la formation des étudiants.

Nada Miqoi et Matthew Sleight ont travaillé sur des projets pédagogiques en lien avec PSA
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Depuis 2013, Arts et Métiers participe à l’Open lab Materials and processes du groupe PSA. Si ce partenariat structurant de l’établissement est axé sur la Recherche, il permet aussi d’alimenter la formation des étudiants avec environ six sujets traités chaque année (projets, stages de Master Recherche, thèses, stages). Ces derniers sont en lien direct avec les préoccupations de PSA et son évolution vers le 4.0.

Un projet de simulation numérique de 2e année qui contribue à un dépôt de brevet

Étudiant en 3e année du double-diplôme franco-allemand, Matthew Sleight a travaillé l’année dernière sur la modélisation et l’amélioration d’un actionneur en alliage à mémoire de forme pour des jantes de roues nouvelles générations de PSA.

« Toutes les jantes ont un profil aérodynamique permettant notamment de refroidir les plaquettes de frein pour éviter qu’elles ne se dégradent trop vite et libèrent des particules polluantes, explique Matthew. Ici, le but est de leur ajouter un actionneur permettant l’ouverture et la fermeture d’ailettes aux moments propices pour assurer une température toujours optimale des freins. »

L’actionneur en question avait déjà fait l’objet de projets qui avaient permis de valider un prototype fonctionnel. Matthew avait pour tâche d’optimiser ce modèle : « Modélisation, simulation du comportement, optimisation numérique, mon travail était très tourné vers le numérique qui me passionne ! J’ai d’ailleurs réussi à obtenir un modèle de profil fonctionnel qui remplit les objectifs de PSA et qui va être breveté ! ».

Un stage de Master expérimental qui débouche sur une thèse CIFRE

Nada Miqoi est actuellement en dernière année de thèse CIFRE avec PSA. Elle a débuté son projet dès son stage de Master : « De par ma formation d’ingénieur de l’ENSAM Meknès qui offre une approche plus expérimentale de l’ingénierie, j’ai tout de suite été attirée par la proposition de projet avec PSA très tournée vers les expérimentations. Depuis mon stage de Master, mes travaux portent sur l’étude d’impact et la détection des endommagements par contrôle non-destructif sur des matériaux composites. ».

Pour respecter les normes environnementales, les constructeurs automobiles cherchent à alléger les voitures grâce aux matériaux composites tout en conservant les propriétés mécaniques des éléments remplacés. Or, un impact, un caillou qui heurte une portière par exemple, n’est pas forcément visible à l’œil nu mais ses conséquences (endommagement, vibrations, propagation de fatigue, etc.) peuvent être critiques pour son intégrité. Nada travaille à définir la criticité de l’endommagement et à sa détection par des moyens de contrôle non destructifs.

La nature de son travail induit qu’elle soit basée sur le campus Arts et Métiers de Metz au sein de son laboratoire mais elle reste intégrée à PSA : « Je fais partie de l’entreprise. Je suis invitée et vais aux événements organisés par PSA pour ses doctorants, je participe à des réunions mensuelles collectives et des réunions d’avancement individuelles. »

Des projets rendus possibles grâce aux liens forts de ce partenariat structurant

« C’est grâce à des partenariats structurants comme celui-là que les étudiants peuvent travailler sur des projets de cette envergure avec des industriels. », précise le Pr. Fodil Meraghni, coordinateur pour Arts et Métiers de l’Openlab avec PSA.

Interrogés sur le fait de réaliser leurs projets dans le cadre d’un partenariat structurant, Matthew et Nada s’accordent sur les avantages. Pour Matthew, c’est une ouverture possible : « Ca n’est pas un projet qu’on oublie, on peut construire dessus. J’avais un stage de prévu l’été dernier et même si le contexte m’a empêché de le réaliser, je pourrais peut-être envisager une thèse avec eux. C'est aussi valorisant de savoir que mon travail aura contribué à un dépôt de brevet ! ».

Nada apprécie le côté concret de son sujet : « Quand on travaille sur un projet avec PSA on sait qu’il y a des gens derrières qui attendent des projets utilisables. C’est une très bonne opportunité. Et pourquoi pas aller jusqu’à la phase d’utilisation de ce que je développe si j’en ai l’opportunité ! ».

 

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