Découvrir le monde du travail en Allemagne : l’expérience des double-diplômés franco-allemand

Octavie Bouy et Guillaume Verrier en double-diplôme d'ingénieur franco-allemand au KIT
International

Après un an passé à l’Institut de Technologie de Karlsruhe (KIT), les étudiants en double-diplôme franco-allemand effectuent un stage de fin d’études orienté Recherche, appelé MasterArbeit, de six mois. C’est l’occasion pour aux d’acquérir une première expérience longue en entreprise, mais en Allemagne ! Octavie Bouy et Guillaume Verrier reviennent sur leur stage qui s’est terminé cet été.

 Où avez-vous effectué votre MasterArbeit ?

Octavie Bouy : J’étais à Karlsruhe, au sein d’une start-up qui développe et produit des systèmes robotisés modulables et reconfigurables, afin de proposer des solutions d’automatisation de processus manuels à ses clients.

Guillaume Verrier : J’ai travaillé dans la filiale équipementière aéronautique d’un grand groupe implanté dans une petite ville de Bavière à la frontière entre l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche.

Sur quoi portait votre projet ?

Octavie : J’ai travaillé sur l’automatisation d’un processus de montage manuel, avec comme objectif d’obtenir un processus hybride, c’est-à-dire impliquant un homme et un robot conçu par la start-up. Mon étude portait sur les effets apparaissant lors de l’automatisation du processus, tant au niveau de la productivité du processus qu’au niveau du bien-être physique et mental de l’opérateur.

Guillaume : De mon côté, j’ai mené un projet d'analyse des défauts géométriques d'engrenages en acier engendrés par leur traitement thermique de durcissement par trempe. Le but était de caractériser ces défauts par le biais d'un programme informatique permettant d’analyser les données de métrologie des pièces pour finalement comparer les défauts de plusieurs pièces traitées avec différents paramètres.

Qu’en avez-vous tiré ?

Octavie : Ce Masterarbeit a été une expérience très enrichissante pour moi. Au-delà de l’aspect technique et des thématiques de mon projet qui m’ont beaucoup plu, j’ai travaillé dans un contexte très intéressant, au croisement entre le monde de la recherche et celui d’une start-up.

Ce projet long en Allemagne m’a demandé beaucoup d’adaptation et de détermination : être attentive aux habitudes de travail, s’intégrer à une équipe totalement allemande, comprendre les attentes du KIT et de mes encadrants, etc.

J’ai acquis une capacité d’adaptation à des habitudes, à une culture et à des fonctionnements différents de ceux que je connais. D’autant plus que j’ai dû finir mon stage en télétravail.

Guillaume : Bien que j’ai aussi passé plusieurs mois en télétravail, ce stage m'a permis de mettre en pratique, combiner et approfondir des connaissances abordées dans ma formation : traitements thermiques des aciers et déformations (matériaux), métrologie et informatique dans une démarche de travail de recherche autonome.

En plus, j’ai travaillé 6 mois dans un environnement 100% allemand, ce qui a été un véritable accélérateur pour améliorer ma pratique de la langue !

C’était très instructif de faire partie d’une grande entreprise allemande et de découvrir l’organisation et les méthodes de travail propres à cet environnement.

Que faites-vous maintenant ?

Octavie : J’ai choisi de poursuivre mes études en faisant un Master spécialisé en Innovation et Design, en région parisienne. Ce cursus va me permettre d’ajouter une composante artistique à mon profil d’ingénieure généraliste. Avec ce master, je souhaite aussi approfondir les questions d’ergonomie et d’organisation du travail dans le contexte industriel, questions sur lesquelles j’ai travaillé pendant mon Masterarbeit.

Pour la suite, je n’écarte pas l’idée de travailler en Allemagne après la fin de mes études, ou d’ici quelques années, pour garder cette double culture que je trouve vraiment intéressante !

Guillaume : La situation sanitaire a retardé la fin de mon parcours et je n'ai passé ma soutenance de Masterarbeit que le mois dernier. Actuellement j'attends toujours le résultat de mon dernier examen. Après avoir travaillé intensément sur ce projet pendant plusieurs mois, je souhaite prendre du recul et retrouver des activités sportives tout en commençant une recherche d’emploi. J’ai l’intention de chercher du travail en région parisienne, possiblement dans des entreprises ayant une activité en Allemagne.

 

Retrouvez Octavie Bouy et Guillaume Verrier dans la vidéo de promotion du double-diplôme franco-allemand tournée en décembre 2018 au KIT

 

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