"Fier d'ouvrir la 16e Rencontre internationale scientifique autour de la modélisation des opérations d’usinage"

CMMO-2017
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Théo Dorlin, ingénieur généraliste, docteur, promotion 2010

Théo Dorlin est ingénieur-docteur chez Renault, en charge de l’activité de simulation des procédés d’usinage. Il a été choisi pour ouvrir ce jeudi 15 juin, aux côtés de Vincent Dessoly, ingénieur-manager chez Safran Aircraft Engines, la conférence internationale sur la modélisation des opérations d'usinage (CMMO). Cette 16e édition, qui aura lieu en France sur le campus de Cluny,  est une opportunité pour les experts du milieu universitaire et de l'industrie de présenter et d’échanger, à très haut niveau d’expertise, leurs résultats dans ce domaine de la modélisation des opérations d'usinage.

Le Pr Gérard Poulachon et le Dr José Outéiro, membres du Collège International pour la Recherche en Production (CIRP) pilotent cet événement et ont demandé à Théo Dorlin de présenter ses travaux : ce jeudi 15 juin, il présentera l’intérêt de la simulation de l’usinage dans le milieu automobile ainsi que plusieurs cas pratiques chez Renault, appliqués aux groupes motopropulseurs. Enfin, il tentera de répondre à la question suivante : comment la simulation de l’usinage va-t-elle pouvoir contribuer à relever les défis de demain pour l’industrie automobile ?

Choisi du fait de son statut d’industriel issu du monde de l’automobile et exerçant une activité de Recherche et Développement, Théo Dorlin n’est cependant  pas un inconnu car il a suivi sa formation d’ingénieur généraliste Arts et Métiers sur le campus Arts et Métiers et l’a quitté récemment après sa soutenance de Thèse.

Retours avec lui sur son parcours :

Une visite avec sa classe prépa décisive

Théo Dorlin est curieux de nature, dès sa classe prépa, il sait qu’il souhaite entrer dans une école généraliste afin de lui laisser le temps de ses études pour découvrir plusieurs secteurs de métiers dans l’ingénierie. C’est lors d’une visite du campus de Cluny avec sa classe prépa que le déclic s’opère, sa visite concrétise ses objectifs : être formé dans une Ecole qui allie savoir théorique avec la pratique tout en restant connecté avec le monde industriel. « Ce sera le campus de Cluny Arts et Métiers et pas un autre ! ». Il réussit le concours d’entrée en 2010 et obtiendra son diplôme avec la médaille d’Argent.

Ingénieur Arts et métiers, il s’oriente vers le doctorat

Au cours de sa deuxième année, Théo s’est impliqué dans un projet métier grâce auquel il a découvert les travaux de thèse d’un doctorant. Il s’est intéressé à son parcours et aux possibilités offertes par l’Ecole dans le secteur de la recherche. Arts et Métiers possède une école doctorale avec Mines ParisTech et le Cnam.

J’ai eu le sentiment de beaucoup apprendre, dans des domaines variés : à la fois théoriques, techniques et rédactionnels.

Séduit par ce domaine, il choisit de suivre son stage assistant ingénieur de 2e  année puis celui de 3e année en Master Recherche MAGIS avec la société Safran Aircraft Engines (ex-Snecma, groupe Safran). Il a trouvé un secteur alliant diversité des sujets scientifiques abordés, rigueur et complémentarité avec les méthodologies enseignées dans sa formation d’ingénieur. « J’ai eu le sentiment de beaucoup apprendre, dans des domaines variés : à la fois théoriques (calculs, modélisation, langages de programmation), techniques (conduite de campagnes expérimentales, utilisation de machines-outils) et rédactionnels (communication scientifique écrite et orale, gestion de projet, pédagogie et vulgarisation à un large public) ».

Fort de ces expériences, la société Safran Tech et le LaBoMaP l’invitent à poursuivre en thèse CIFRE. « J’ai accepté cette opportunité qui, à mes yeux, me permettait de continuer à développer une expérience riche et complémentaire à ma formation d’ingénieur tout en m’intégrant progressivement dans le monde industriel avec le format CIFRE de la thèse » ainsi il a pu passer la dernière année de son doctorat à plein temps en entreprise, au sein du centre de Recherche et Technologie de Safran Tech.

Une nouvelle aventure chez Renault

De son passage au sein du groupe Safran, Théo en garde de très bon souvenir.  Le groupe Safran l’a accompagné dès la deuxième année de son cursus d’ingénieur jusqu’à la fin de sa thèse (soit un peu moins de 5 ans). « Le groupe Safran a contribué à me proposer une formation que j’estime de qualité. Lors de ma mobilité internationale, ils m’ont proposé de me rendre en Angleterre chez Safran Landing Systems (ex-Messier-Bugatti-Dowty, groupe Safran). Grâce à ces expériences, j’ai le sentiment d’être bien armé pour mon futur métier et pour affronter le marché de l’emploi, c’est ainsi que j’ai pu intégrer Renault. »

Théo Dorlin
Expertise Eco-procédés UGV pour moteurs et énergies - campus de Cluny
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Formation doctorale

Les études doctorales sont suivies après l’obtention d’un master ou d’un diplôme de niveau équivalent, ayant permis de valider l’aptitude à la recherche du candidat. Il faut trois ans pour devenir docteur ; trois années de recherche, couronnées par une thèse soutenue devant un jury de spécialistes qui autorisera la délivrance du grade de docteur. Celui-ci a donc un niveau bac+8, l’équivalent du PhD du monde anglo-saxon.

Où se préparer ?

L’école doctorale 432 « Sciences des métiers de l’ingénieur » prend en charge l’organisation et le suivi de la formation des doctorants. Elle s’assure en particulier de la qualité de leur travail et de l’encadrement des thèses. Le travail de recherche est mené sous la direction d’un professeur des universités, d’un directeur de recherche ou d’un enseignant-chercheur titulaire d’une habilitation à diriger des recherches (HDR).

La thèse apporte une première expérience professionnelle rémunérée via un contrat doctoral, un contrat de recherche ou un contrat industriel ou encore via une bourse doctorale.

Un programme complet

Les études doctorales forment à la recherche et à l’innovation. Les travaux se déroulent au sein d’un laboratoire d’Arts et Métiers, mais une partie d’entre eux peut s’effectuer au sein d’un organisme ou chez un industriel partenaire. Le doctorant est tenu d’assister à des séminaires de recherche et doit présenter des exposés dans les Journées des doctorants. Il doit également présenter ses travaux dans une conférence internationale et rédiger au moins un article dans une revue internationale.

À Arts et Métiers, outre l’activité de recherche quotidienne, 120 heures de cours d’ouverture sont obligatoires à choisir parmi les cours proposés (ou selon d’autres nombreuses formules destinées à favoriser leur ouverture ) : 60 heures de cours d’ouverture scientifique, c’est-à-dire en dehors de leur sujet de thèse et 60 heures de cours d’ouverture au monde de l’entreprise. Ces cours ont pour vocation de faciliter leur insertion professionnelle de haut niveau.

L'école doctorale organise chaque année :

  • deux journées d’accueil (les J1A) réunissant à Paris, les doctorants de 1ère année de tous les campus Arts et Métiers
  • deux journées (les J2A) réunissant à Paris tous les doctorants de l’ED SMI en 2ème année pour les sensibiliser à la nécessité de se préoccuper au plus tôt de leur poursuite professionnelle après la thèse.

Plus d'informations ?

Ingénieur Arts et Métiers

Le diplôme d’ingénieur généraliste est accessible par la formation continue. Aux Arts et Métiers, le futur ingénieur se destine surtout à concevoir des produits et des systèmes de production. La formation est articulée autour de trois axes :

  • Mécanique, matériaux, procédés ;
  • Fluides et systèmes énergétiques ;
  • Conception, industrialisation, risque et décision.

L’ingénieur Arts et Métiers exerce dans tous les domaines de l’industrie : la construction mécanique et électrique, la sidérurgie, l’aéronautique et l’espace, l’informatique, les transports, le BTP, les télécommunications, les services (SSII, conseil et audit, recherche et développement…), etc.

Trois dispositifs relevant de la formation continue permettent d’obtenir ce diplôme ou d’intégrer l’école pour y suivre les enseignements :

Plusieurs filières de formation d’ingénieur sont ouvertes par la voie de la formation tout au long de la vie. Pour se préparer au mieux, les formations s’effectuent en partenariat avec des associations issues des branches professionnelles. Elles durent trois ans.

Conditions d’admission

Il faut être titulaire d’un diplôme bac+2 (BTS, DUT, licence L2 validée…) scientifique ou technique et avoir l’accord de son entreprise, après avoir satisfait aux tests et entretiens.

En l’absence de diplôme et avec quelques années d’activité professionnelle, il est possible de demander une validation des acquis professionnels.

Où suivre une formation d’ingénieur de spécialité ?

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